Le Blog 1083

  • Le Made in France, ça se tisse !

    Posté le 2 janvier 2017 par thomas Il y a 2 commentaire(s)

    Commençons l'année en vous ouvrant les portes de notre minutieux travail de relocalisation, avec tout l’apprentissage et toutes les améliorations qui découlent de nos 3 premières années dans le textile français. Le perfectionnement de la qualité de nos jeans est un long chemin qui ne serait possible sans la confiance que vous nous accordez… suivez le fil ! ;-)
     
    Aux prémices de 1083, nous avons découvert que l’industrie textile française vivait depuis 10 ans une période noire, sans investissement matériel ni humain. En 2005, la levée des quotas textiles prévue depuis 1995 par l’Organisation Mondiale du Commerce a en effet entraîné un «tsunami» d'importations de vêtements en Europe, et le début de la fast-fashion en occident. Au-delà des différences du coût de la main-d'œuvre entre notre pays industriel et les pays émergents, nous n’imposons pas aux textiles importés de respecter les normes qui nous protègent des effets néfastes de certains produits sur l’environnement et sur notre santé ; de ce fait les marques ont couru vers cet eldorado industriel, et nous tous, consommateurs, avons couru vers ces marques si cool !
    Et c’est donc en 2012, lorsque l’on cherchait un atelier français pour confectionner nos prototypes de jeans 1083, que l’on a réalisé l’urgence de sauvegarder les savoir-faire des filateurs, teinturiers, tisseurs et confectionneurs français… Et dire que quand la France devenait championne du monde de foot (1998, hier non ?), Google n’existait pas et on produisait encore des dizaines de milliers de jeans chaque année en France !
     
    Mais il n’est pas jamais trop tard, et notre bonne surprise a été de découvrir qu’il existait encore quelques ateliers capables de confectionner des jeans en France. C’est grâce à la rencontre de Création Anaïs à Marseille que nous avons lancé 1083 en 2013. Plusieurs raisons expliquent le maintien de ces quelques ateliers en France et de leur savoir-faire :

    • la formation : il existe encore des dizaines de lycées professionnels qui forment à la couture en France,
    • le matériel : il s’agit d’une activité qui nécessite des investissements matériels relativement raisonnables,
    • la taille : l’activité de confection peut être rentable à petite échelle.

    Tout n’est pas simple car cela ne tient qu’à un fil, mais depuis 3 ans, le développement du Made in France encourage toute la filière à moderniser ses équipements, à gagner en productivité, à mettre en avant ces beaux métiers pour attirer des jeunes, les former et réussir à les conserver !
     
     

    Cette excellente dynamique cache un enjeu encore plus grand

    En 2013, lorsque nous avons rencontré Les Tissages de Charlieu à Charlieu et Valrupt à Rupt-sur-Moselle pour tisser du Denim en France, ils nous ont appris qu’il fallait d’abord transformer le coton en fil (la filature), teindre une partie des fils en bleu (la teinture), puis tisser les fils écrus et bleus (le tissage). Et nous avons découvert à quel point ces 3 métiers étaient en voie de disparation :

    • il n’existe quasiment plus de formations à ces métiers en France,
    • ces métiers ont besoin de volume donc ne peuvent pas exister en « petit »,
    • ces entreprises nécessitent des investissements très lourds (une usine de teinture nécessite de créer une station d’épuration par exemple) donc une fois fermées elles sont presque in-relocalisables :-/

     

    Depuis cet apprentissage, nous avons réalisé que confectionner un jeans en France c’est bien, mais tisser le Denim en France c’est encore plus important ! D’une part le « Denim » est la part française de l’histoire du jeans, puisque son nom vient du sergé « de Nimes » ; d’autre part c’est de la qualité du Denim que vient la qualité du jeans en terme de résistance, de couleur, de tombé, ... alors on a appris à refaire du Denim en France avec nos tisseurs ! ;-)
     
     

    Denim… de Charlieu, de Rupt-sur-Moselle, de Romans-sur-Isère

    Fabriquer du Denim en France ? On partait donc de zéro, alors pas à pas, nous avons fait de notre mieux, et au fur et à mesure nous avons amélioré la couleur, la résistance, le retrait, les matières, etc. La fameuse qualité française, ça se (re)-construit ;-)
     
    Le retrait important au premier lavage est par exemple une problématique que certains d’entre vous ont connu sur nos premières années : le jeans peut rétrécir en largeur et/ou en longueur. C’est une science inexacte, dont les effets peuvent varier de quelques millimètres à quelques centimètres. Pour limiter ce retrait, les jeans conventionnels sont généralement lavés après confection pour éliminer les produits chimiques, ou stabilisés avec de la résine. Ces solutions ne sont pas sans impact sur l’environnement, et rendraient nos jeans beaucoup plus chers en France (lorsqu’on les lave il faut ensuite les repasser). Depuis 2 ans nous trouvons la solution en stabilisant directement nos Denim tissés en France lors du lavage qu’on effectue après le tissage.

    Contrôle Qualité 1083

    La résistance du jeans est aussi un enjeu important. Elle dépend de l’épaisseur du Denim, de sa densité, de son tissage, et de la qualité du fil. Et la qualité de ce fil dépend de la qualité de notre coton bio et de la technique de filature. Les meilleurs fils sont issus de filatures de cotons peignés, car cette action de peignage du coton permet d’éliminer les fibres les plus courtes grâce à un peigne (comme un peigne à cheveux en quelque sorte). Malheureusement, ces filatures n’existent plus en France, et comme on veut contribuer à l’activité d’une des dernières filatures françaises, notre fil ne profite pas de cet avantage. Mais pour compenser, il y a une solution... Nous doublons tous les fils qui composent nos Denim ;-)
    À diamètre égal, lorsque 2 petits fils en torsion viennent remplacer 1 fil unique, la résistance mécanique est bien meilleure. Tous les Denim 1083 profitent donc de fils retors !

    Filature jeans 1083

    Autre sujet qui nous occupe : la tenue de la couleur dans le temps, car la teinte de certains Superdenim et Flexdenim tirent parfois au violet sous l’effet des UV. Ce n’est pas forcément inesthétique mais c’est involontaire, et notre difficulté fut que pour s’en rendre compte, il a fallu que les étés passent ! Sans soleil, pas de problème ;-)
    Depuis, les équipes de nos teinturiers et tisseurs ont trouvé la parade et nos jeans deviennent de plus en plus bleus. Les fils de coton écrus sur l’intérieur du Denim peut aussi avoir plusieurs nuances, ce qui a également un effet optique sur la couleur perçue du pantalon. En ce moment nous faisons par exemple des essais pour serrer encore un peu plus le tissage de nos Denim pour voir si cela permet de limiter l’impact visuel du coton écru.

    Teinture Fil 1083

     

    Toutes ces évolutions demandent beaucoup de recherches, de tests, et se mettent en place au fur et à mesure des nouveaux tissages. Ce travail acharné s’accomplit grâce à un formidable travail d’équipe, avec :

    • nos partenaires filateurs, teinturiers, tisseurs, confectionneurs, qui explorent avec nous ces nouvelles solutions.
    • Aurélia et Noémie du SAV, qui sont en lien avec vous tous les jours et qui collectent minutieusement tous vos précieux retours,
    • Charlotte et David, qui coordonnent un contrôle qualité exemplaire et orchestrent les réorganisations de production et de développement,
    • Et vous évidemment, principalement, car sans votre patience et votre confiance, nous n’aurions pas eu les moyens (cela demande du temps et des investissements) et de reconstruire ce niveau de qualité !

    Bref un immense merci pour ce travail laborieux (au beau sens de labeur) qui n’a pas d’autre fin que celle d’améliorer ! Vivement la suite ;-)
     
    Alice, Thomas


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  • Délavage laser : Émilie au contrôle de la force !

    Posté le 13 novembre 2016 par alice Il y a 4 commentaire(s)

    Aujourd’hui, je vous emmène découvrir le travail que mène en ce moment Émilie, styliste-modéliste chez 1083. Avec l’arrivée de la machine laser, qui permet de délaver les tissus de manière écologique, ses journées prennent une nouvelle tournure !
     

    1-panneauLaser

    Au quotidien, Émilie a pour mission de développer les nouveaux modèles 1083. Elle s’inspire des tendances et des coupes actuelles pour enrichir la collection. Concrètement, elle réalise des dessins de style et les transcrits en patronages à l'aide d'un logiciel spécifique. Elle procède ensuite à des essayages sur un panel de morphologies pour mettre au point le modèle… et par chance pour les garçons, David, Grégoire, Gaëtan, John, Thomas et Yves sont bien différents ! Avec Mariya, mécanicienne de confection (le vrai nom du métier de couturière), elle gère aussi la production de l’atelier de Romans.
     
    La semaine dernière, elle se consacrait à une nouvelle occupation tout au fond de l’atelier : le domptage de la machine laser. L’acquisition de cet appareil représente une première en France, alors inutile de vous dire que l’attente était grande au sein de l’équipe… Les essais qui ont permis d’étrenner la machine se sont révélés à la hauteur, si l’on se fie à l’enthousiasme d’Émilie !
     
    Pendant une semaine, elle a suivi une formation approfondie avec Zied, du bureau de style Jeanologia, le fabricant espagnol. Après la prise en main qui avait déjà eu lieu cet été, il s’agissait d’aller plus loin, notamment dans le design. Au programme : beaucoup de tests pour apprivoiser l’ordinateur de commande et mesurer tout le potentiel du délavage laser !
     

    2-EmilieZied
    Émilie et Zied testent différents design sur nos t-shirts

    Et justement, les possibilités semblent infinies. On peut déterminer le type de délavage en créant un dessin ou en choisissant parmi une multitude de motifs préexistants, du standard au plus original.
     
    Vous connaissez sans doute, mais sans en savoir le nom, le fameux « effet moustaches » : quelques traits horizontaux qu’on voit souvent sur le haut des jeans. :) On peut aussi produire des effets estompés ou des effets de grattage, plus ou moins intenses. Pour donner un effet de volume sur certains motifs, il est possible de jouer sur les contrastes de l’image.
     
    Voici un petit aperçu du processus : Émilie place d’abord le tissu sur la table de la machine en prenant soin de l’aplanir. Elle choisit ensuite le motif voulu à l’aide du logiciel, puis elle définit une zone de traçage. Un contour rouge apparaît sur la table où est déposé le tissu pour permettre d’effectuer des ajustements.
     

    2-laser
    Au-dessus du contour rouge, on distingue l’effet moustaches parmi les étoiles ! ;)

    Lorsque le cadrage est satisfaisant, une pression sur le gros bouton vert, et c’est parti ! Le laser se déclenche et livre un spectacle impressionnant : il trace méthodiquement le motif, du haut vers le bas, délavant la couleur dans une discrète fumée blanche. Le fil bleu est brûlé par le laser, et le fil blanc apparaît !
     

    4-laser
    Sans eau, ni chimie, ni sablage !

    Lorsque le laser s’arrête, le tissu est transformé, mais il n’a pas encore son aspect final. La cendre qui résulte du processus lui confère un aspect légèrement brunâtre qui ne partira qu’après le premier lavage en machine.
     
    La dernière étape consiste donc à effectuer un test de lavage pour avoir une vision du produit réellement fini. Si besoin, on réitère l’essai en modifiant l’intensité du laser jusqu’à obtenir l’effet escompté.
     
    Dans le détail, le processus est assez technique, mais maintenant qu’Émilie est passée maître dans l’art de symétriser et de raccorder les motifs, les idées fusent : « Le délavage laser offre un grand potentiel créatif. C’est par exemple très différent par rapport à l’élaboration d’une coupe de pantalon, où il faut faire plusieurs prototypes pour arriver au résultat voulu. Là, on travaille sur un produit déjà fini : on voit immédiatement le résultat ! »
     

    5-tshirtSneakers
    Des t-shirts aux chaussures, plus de borne à la créativité !!

    On a désormais optimisé la mise en production du jean pied-de-poule femme, du pionnier femme et du délavé homme pour vous assurer les meilleurs délais. Et Émilie compte aussi sur vous pour imaginer de nouveaux dessins sur nos modèles… à vos idées ! ;-)


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  • Nous grandissons, nos collections aussi !

    Posté le 22 octobre 2016 par alice Il y a 2 commentaire(s)

    Grâce à vous et aux commandes qui s’accroissent de jour en jour, notre développement est en marche et cela nous permet d’œuvrer à la conception de nouveaux produits…
    Lorsque nous nous sommes lancés, nous n’avions pas prévu que les demandes atteindraient une telle ampleur, or investir dans du matériel et former du personnel, ça prend du temps ! On s’y est mis énergiquement pour produire vos commandes, qui remplissent nos ateliers au point que nous ne pouvions presque pas développer d’autres modèles depuis 3 ans. ;-)
     
    Résultat : des délais assez longs, une diffusion restreinte en magasins et peu de nouveaux jeans. Une situation a priori anti-commerciale pour une marque de mode, qui ne nous a pas empêchés de créer 30 emplois ! Mais si on veut convaincre de plus en plus de consommateurs, on doit multiplier nos chances de vous séduire !
     
    Bonne nouvelle, ensemble, nous changeons les choses ! :) En 3 ans, notre chiffre d’affaires a décuplé au service de la reconstruction de nos filières textiles, et il y a bien sûr la concrétisation du projet Jourdan. Il y a aussi la création en 2016 de notre atelier à Romans avec Mariya et Émilie qui s’est faite grâce à la coopération de notre atelier de Marseille, et le travail de Charlotte avec la manufacture Dolmen à Guingamp pour doubler nos capacités de production ces prochaines semaines !
     


    1083 : Tissage de Denim Selvedge en France

    Avec cette augmentation de nos capacités à laquelle vous participez directement, nous pouvons enfin étoffer notre offre ! Nous travaillons donc sur deux axes :
     
    - 1 : les coupes de jeans. C’est en cours depuis quelques jours avec le lancement de notre nouveau jeans ajusté pour homme, puis le slim pour homme avant la fin de l’année, puis les tailles hautes femme début 2017, puis les jeans selvedge avec notre historique métier à tisser rouge tout neuf ;-)
     
    - 2 : les finitions. Qui dit multiplication des couleurs dit aussi multiplication des contraintes : cela implique de constituer des stocks de tissus différents et autant de stocks de pantalons. En plus d’immobiliser de la trésorerie, les risques de ruptures sont accrus. Sans compter l’écueil du mauvais choix… Et si la couleur retenue n’était pas la bonne ? C’est pour cela que jusqu’au printemps, nous pensons rester sur le denim, le noir et le rouge si on peut.
    Par contre, nous avons étudié une autre piste plus agile au niveau industriel : les jeans délavés qui représentent plus de la moitié des 88 millions de jeans vendus chaque année en France. Restait à trouver localement un moyen écologique de réaliser ce délavage… et nous avons découvert en janvier dernier le délavage laser inventé par les créateurs français Marithé et François Girbaud et l’entreprise espagnole Jeanologia, mais introuvable en France. Quand on connaît les conditions de délavage habituelles des jeans, nous avons donc décidé d’investir pour relocaliser cette technologie en France et éco-délaver la coupe slim femme avec 2 nouvelles versions : le pionnier et le pied-de-poule !
     
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    L’indéfectible confiance que vous nous témoignez depuis le début alliée à nos 3 années de travail portent leurs fruits. La relocalisation prend du temps, mais nous prouvons ensemble qu’elle est possible !


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  • Petites confidences entre rédactrices...

    Posté le 12 octobre 2016 par alice Aucun commentaire actuellement

    Bonjour !
     
    Je suis Alice, et en tant que nouvelle recrue avec la casquette de rédactrice, me voici sur ce blog pour vous faire vivre l’aventure 1083 de l’intérieur ! Pour commencer ma mission, je voulais vraiment partager avec vous ce que c’est qu’un démarrage ici, dans cette entreprise si spéciale où l’on tombe nez-à-nez avec un mur rouge, un bureau sur-mesure, ou encore de rutilantes poubelles, toutes faites en France, bien sûr !
     
    La première étape pour moi a été de passer la porte du quartier général puis de l’atelier…

    Atelier 1083

    Voilà, je commence à découvrir l’envers du décor. Expérience faite, autant vous le dire tout de suite : c’est EXACTEMENT comme vous vous l’imaginez ! :)
     
    Rentrer chez 1083, c’est faire un saut dans l’ébullition perpétuelle que vous connaissez bien : une idée par-ci, une autre, et une autre encore par-là ! Un projet démarre… Un super contact vient d’être déniché… Un client fait part d’une suggestion qui devient une piste à creuser… C’est une véritable fourmilière. Une ruche où flottent un air d’enthousiasme, de détermination, et aussi, de manière surprenante dans tout ce mouvement, une sorte de sérénité.
     
    « Alors ? » me lance Thomas à la fin de ma première journée. Tant et tant de choses à dire pour une rédactrice, c’est à la fois un rêve et… un vrai challenge, parce qu’il va falloir beaucoup trier ! Pas de panique : je passe un coup de fil à Virginie, qui m’a précédée à ce poste. Elle va sûrement avoir plein de tuyaux et d’anecdotes à me raconter !

    20161011Mains

     
     

    Qu’est-ce qui t’a marquée/étonnée/plu en arrivant chez 1083 ?

    Virginie : Je ne suis pas vraiment arrivée en terre inconnue car je connaissais Thomas et je suivais son projet depuis quelques années… Mais j’avoue avoir été surprise par la ténacité de ses convictions et sa facilité à argumenter, quel que soit son interlocuteur. Thomas réussit généralement à convaincre même les plus réticents !!! En ce sens, ce qui m’a étonnée, c’est la forte personnalisation de la marque autour de son fondateur, même si je pense que les choses ont évolué avec l’étoffement des effectifs. Ce qui m’a plu à l’entretien, c’est la forte autonomie laissée à chacun dans la manière de gérer son travail – en tant qu’indépendante, c’était une condition sine qua none. ;)
     
     

    Quels sont les 3 mots que tu choisirais pour décrire 1083 vue de l’intérieur ?

    Liberté, créativité et ouverture d’esprit.
     
     

    Par rapport à tes précédents travaux de rédaction, qu’as-tu trouvé de différent dans le fait d’écrire pour 1083 ?

    Écrire pour 1083 n’a pas grand-chose à voir avec le travail de journalisme… Contrairement à un article qui suppose d’être le plus neutre et objectif possible, la rédaction d’articles pour le blog de 1083 nécessite une vision « de l’intérieur » beaucoup plus individuelle et personnalisée. Pas toujours facile pour moi qui avais l’habitude de me retrancher derrière mes notes ou mon micro ! J’ai dû apprendre à passer davantage sur le devant de la scène et à assumer mes positions…
     
     

    Est-ce que Thomas est tatillon niveau relecture ?

    La 1ère fois que j’ai vu revenir l’un de mes articles après validation de Thomas, la moitié du texte était barrée ou corrigée en rouge… Depuis, j’ai un peu du mal avec cette couleur !!! ;)
     
     

    Si je dois conduire des interviews, y a-t-il un grand bavard dans l’équipe dont je dois me méfier ?

    Je ne connais pas tous ceux qui ont intégré 1083 depuis mon départ, mais à l’époque, il y avait plutôt un grand discret sur qui il ne fallait pas trop compter pour avoir de la matière... Grégoire ;) Mais Thomas était toujours là pour compenser… Ces deux-là sont un peu comme le yin et le yang, différents mais profondément complémentaires !
     
     

    Travailler pour 1083, qu’est-ce que cela t’a apporté ?

    Moi qui me lassais du fait de travailler toute seule chez moi, j’ai véritablement apprécié de retrouver des collègues tous les matins et j’ai rapidement eu la sensation de faire partie d’une équipe. Au final, je ne suis pas restée très longtemps (environ 6 mois) mais je garde de très bons souvenirs, notamment de nos repas partagés ou de nos excursions !
     
     

    Quel est ton meilleur souvenir là-bas ?

    Une journée en Auvergne où nous étions partis Charlotte, Luc, Thomas et moi pour visiter l’usine Sacred (fabrication de semelles en caoutchouc) et l’Aventure Michelin. Thomas, toujours au téléphone même lorsqu’il conduit (chut !) avait raté la sortie d’autoroute et nous avait promenés une bonne partie de la matinée au milieu des champs… La journée avait été ponctuée de nombreux fous rires…
     
     

    Qu’est-ce qui t’a amenée à quitter l’entreprise ?

    Je suis partie parce que ma mission au sein de 1083 ne me laissait plus suffisamment de temps pour m’occuper de mes autres clients et, accessoirement, de mes 2 enfants en bas âge. ;)
    J’avais déjà arrêté de gérer les réseaux sociaux en janvier pour me consacrer exclusivement au blog, mais je pense qu’il faut être pleinement investie dans l’entreprise pour retranscrire au mieux les différents événements et/ou les émotions de chacun… Je suis ravie que Thomas ait trouvé une nouvelle plume pour faire vivre cette belle aventure de l’intérieur et je te souhaite de prendre ton envol avec 1083. ;)
     
     

    Si tu avais un dernier conseil à me donner ?...

    De passer du temps au sein de l’entreprise pour t’imprégner de l’ambiance générale et faire connaissance avec tout le monde… Les gens ne se confient pas facilement, ils ont besoin de te connaître et de te faire confiance, cela peut parfois prendre du temps… Et n’écoute pas toujours ce que dit Thomas, n’hésite pas à t’imposer ! ;))))
     
    Merci et bonne route Virginie ! Le stylo-flambeau est repris !
     
    Alice


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  • Appel à Projet Jourdan : notre dossier

    Posté le 7 mai 2016 par thomas Il y a 7 commentaire(s)

    Après l’ouverture de notre boutique Modetic dans une maison de famille en 2007 à Romans, nous avons diversifié en 2013 nos activités en créant la marque 1083 : des jeans et baskets éco-conçus et entièrement fabriqués en France. Notre concept est de fabriquer des vêtements et chaussures à moins de 1083km de nos clients, car 1083km est la distance qui sépare les deux villes les plus éloignées de l’hexagone !
    Lancée grâce au financement participatif en 2013 (une des plus grosses campagnes françaises avec 110 000 € levés), 1083 s’appuie sur une démarche sincère, virale et transparente autour de laquelle une communauté très investie se constitue naturellement : nos clients sont nos meilleurs ambassadeurs, ce sont eux qui font toute la dimension de 1083.
    Cette stratégie systématiquement participative est notre ADN et elle est la clé de notre développement actuel et de notre potentiel futur.
     
    En trois ans :

    • nous avons créé 21 emplois en France (dont 15 sur l’agglomération) ;
    • nous sommes les symboles du renouveau du made in France au niveau national ;
    • nous réunissons plus de 20 000 fans Facebook très actifs ;
    • nous sommes passés de 230 k€ de CA en 2013 à 1 M€ en 2015. Pour l’exercice en cours, nous avons dépassé 1 M€ en 6 mois seulement.

    OffreFB1083

    Notre marque appuie sa communication sur la transparence et la sincérité, et sa stratégie sur la simplicité et l’agilité. Grâce à ces 4 mots clés, 1083 connaît une croissance importante depuis ses débuts en 2013, avec un modèle économique en « circuit court » très performant.
    Être une marque virale (dont nos clients ont envie de parler pour le fond et pour la forme) et captive (quand on découvre les coulisses d’une aventure, on en devient acteur) nous permet de faire équipe avec nos clients qui participent directement à notre développement commercial.
     
    Cette démarche innovante (et beaucoup plus performante que la vieille carte de fidélité !) est très puissante en e-commerce car Internet concentre les marchés. À la différence du « retail » où chaque ville a sa rue numéro 1, sur Internet il n’y a qu’une seule rue marchande : la première page de Google. La position de leader est donc fondamentale car elle permet systématiquement au leader de se développer plus rapidement que ses concurrents, et donc de prendre une irrémédiable avance sur tous. Chaque niche est dominée par un leader, qui laisse une petite place à 2/3 concurrents, et des miettes à tous les autres. C’est pour cela qu’il n’y a qu’un Google, qu’un Facebook, qu’un Twitter, qu’un Amazon, qu’un Tesla, etc.
     
    Tous ces éléments expliquent :

    • notre excellent taux d’engagement sur Facebook (5 à 10 %, alors qu’un taux d’engagement de 1 % est un objectif haut) ;
    • l’importante couverture médiatique dont nous bénéficions depuis 3 ans sans communiqué de presse ;
    • la puissance de l’équipe que l’on forme avec nos clients et nos partenaires ;
    • l’évolution de notre chiffre d’affaire depuis 3 ans : en 2013 nous clôturions notre exercice à 230 k€, en 2016 nous allons approcher les 2 M€.

     

    Stratégie Industrielle : simplicité et agilité

    Décider de fabriquer des jeans et des baskets n’est pas le fruit du hasard mais repose sur un constat simple ; ce sont les seuls articles de mode :

    • à être universels (sexe, CSP, confession, âge, etc.), ce qui constitue un marché important ;
    • non périssable car la mode des jeans et des baskets est beaucoup plus lente que la mode conventionnelle ;
    • dont la diversité d’offre est aussi étroite (en réalité il y a très peu de coupes/modèles différents).

    Les jeans et les baskets sont donc les articles de mode les moins risqués à produire et à stocker.
     
    Dans un secteur d’activité réputé en crise et sans avenir, notre croissance fait la preuve de la puissance de notre modèle économique en circuit court pour recréer des emplois en France. Mais si nous voulons redynamiser notre territoire et développer des emplois durables autour de savoir-faire remarquables, nous devons travailler à la reconstruction d’un écosystème local performant et complémentaire.
     
    Depuis 3 ans, nous travaillons déjà avec plus de 20 partenaires locaux :

    • en Drôme : Alina textile (tissage – Romans), Archer (fabrication des chaussures – Romans), EAC (boucles de ceintures, Bourg-de-Péage), Insoft (fabrication des chaussures – Châteauneuf-sur-Isère), Haase innovation (tricotage et confection des T-shirts - Manthes), Lycée Victor Hugo (développement textile - Valence), Lycée du Dauphiné (développement chaussures - Romans) , Magic Feet (piquage des chaussures – Saint-Donat), Max Vincent (fabrication des sandales - Mours), Spirales (marquage des T-shirts – Romans), VTD (coupe - Romans) ;<
    • en Auvergne-Rhône-Alpes : AJ Biais (Biais - Loire), JSD (étiquettes – Loire), Les tissages de Charlieu (tissage - Loire), Newton (Recyclage - Rhône), TAT (teinture - Loire), Tissage Mazet (tissage – Loire), Tucker (ceintures, Haute-Savoie), une Histoire de filles (confection des T-shirts – Loire) ;
    • et ailleurs en France : Création Anaïs (confection des jeans – Bouches-du-Rhône), Smuggler (confection des vestes – Haute-Vienne), Valrupt (filature, tissage – Vosges).

    Avec la croissance que nous connaissons, notre priorité est de développer nos capacités de production. Cela va permettre de réduire les délais de livraison, d’alimenter les revendeurs qui souhaitent nous distribuer, et de proposer de nouvelles coupes et de nouveaux modèles.
    Nous grandissons depuis 3 ans avec notre partenaire historique à Marseille qui fabrique aujourd’hui 1500 jeans par mois. Pour compléter, en réponse à l’augmentation de la demande, et construire une stratégie industrielle agile, nous avons décidé cet hiver :

    • de sous-traiter notre production chez des façonniers français supplémentaires ;
    • d’intégrer à Romans une partie de la production pour intégrer ces savoir-faire, pour compléter la production de nos partenaires, et pour présenter ces métiers à nos clients dans un concept touristique.

    AtelierRomans

     

    Stratégie Commerciale : simplicité et agilité (toujours !)

    Le positionnement de 1083 s’inspire des leaders du marché du jeans. Grâce à la suppression des intermédiaires, nous pratiquons un coefficient de 3 entre le prix de revient HT de nos jeans et le prix de vente TTC aux clients, quand nos concurrents décuplent leurs prix de revient pour rémunérer leur filière et leur structure.
    Ce modèle économique plus court est rentable :

    • Il est celui que nous connaissions en France à l’époque où notre pays s’industrialisait. C’était avant que des marques s’installent en intermédiaire de distribution, et délocalisent pour garantir leurs revenus sans augmenter leurs prix de vente. Ce modèle n’est structurellement plus accessible à nos marques concurrentes directes (89-109 €/jeans) car elles sont l’intermédiaire de trop ;
    • Il est aussi celui de marques comme H&M ou Zara qui raccourcissent leurs circuits non pas en verticalisant la production, mais par l’intégration de la distribution.

    Notre stratégie est de continuer à nous développer principalement sur Internet car le e-commerce :

    • est profondément inscrit dans les habitudes de consommation des Français ;
    • offre une importante maitrise des charges (par rapport à l’ouverture de nombreux points de vente qui coûte beaucoup plus cher en loyers, fonds de commerce et frais d’aménagements).

    Mais renforcer notre position de leader sur Internet demande :

    • d’avoir une offre et un service de qualité, beaucoup plus facile à construire en proximité de nos clients. C’est la raison d’être de notre enseigne multimarque éthique « Modetic » dont nos 2 points de vente à Romans et Grenoble nous permettent de qualifier l’offre de 1083 en l’enrichissant des avis directs de nos clients ;
    • de distribuer 1083 chez des revendeurs présents sur tout l’hexagone pour installer la notoriété de notre marque et bénéficier d’un levier d’action complémentaire ;
    • et de poursuivre notre démarche emblématique (comme Apple, Free, Virgin, Michel& Augustin par exemple) car c’est la stratégie la plus efficace pour développer nos ventes sur Internet. C’est la raison de l’opportunité unique qu’offre pour nous et pour le territoire, l’installation de 1083 dans cette formidable caisse de résonnance qu’est l’usine Charles Jourdan.

    Jourdan

    Notre marché offre un potentiel formidable : en 2015 nous avons vendu 10 000 jeans en France ; les Français consomment entre 60 et 90 millions de jeans par an…
    Étant donné la taille du marché, notre positionnement prix, notre modèle économique, notre position de leader, et l’équipe que nous formons avec nos clients, nous avons choisi de construire notre prévisionnel sur la base des hypothèses raisonnables suivantes :

    • l'augmentation des ventes de notre site Internet 1083.fr ;
    • le développement des revendeurs 1083 ;
    • la progression continue des ventes de nos points de vente Modetic ;
    • l’arrivée de nouveaux revenus liés aux visites touristiques à Romans.

     

    Projet architectural et urbain

    L’usine Charles Jourdan est un symbole emblématique de l’activité industrielle régionale. Il participe fortement à l’identité culturelle de la ville de Romans. Conserver et mettre en valeur ses volumes bâtis constitue le fil conducteur de notre intervention. Pour autant, intervenir avec respect sur un bâtiment existant ne suppose pas forcément de le conserver tel qu’il est dans son intégralité, ce qui reviendrait à le transformer en pièce de musée. Notre démarche, partagée par l’ensemble des acteurs, réside dans la volonté d’utiliser le bâtiment existant pour ses qualités intrinsèques et d’exploiter au mieux les possibilités qu’offre son architecture aux concepteurs, dans le cadre de la mise en œuvre du programme de 1083.
     
    Le premier atelier construit par Charles Jourdan a été complété au fur et à mesure du développement de l’entreprise, par une série de bâtiments construits à sa périphérie. De fait il est situé aujourd’hui au cœur du site. Sa couverture réalisée en plaques amiantées doit être entièrement déposée. Sa démolition permettra d’éclairer naturellement les façades intérieures de l’usine tout en créant un jardin intérieur qui sera un poumon vert, empreint d’esthétique industrielle.

    PlanMasse-mini

    L’entrée touristique du site se trouvera sur la façade Nord du bâtiment en lieu et place de l’escalier de secours qui a vraisemblablement été rajouté à une époque postérieure à la première construction. Sa démolition permettra de retrouver la trame structurelle d’origine et mettra en valeur les deux corps de bâtiment adjacents, qui présentent des morphologies différentes.

    VueNordEst-mini

    Cette faille constituera l’entrée principale du projet. Elle sera la colonne vertébrale de l’établissement, le lieu d’échanges entre les différentes fonctions. Conçue comme une rue intérieure, elle agira comme un prolongement de l’espace public vers l’intérieur du bâtiment.
    Coté Sud, l’accès à l’usine sera remis en activité et desservira la partie industrielle du nouvel ensemble.
    L’accès au restaurant s’effectuera depuis le perron Ouest du site existant, ce qui permettra d’avoir un accès indépendant.
    Le choix d’installer l’entrée principale sur la façade nord du bâtiment provient de notre volonté forte d’inscrire le projet dans le tissu urbain existant, en résonance avec les différents pôles d’attractivité de la commune que sont l’avenue Gambetta, la place Jean Jaurès, « Marque Avenue » et le « Musée de la Chaussure ».
     
    L’intervention architecturale sur le site Jourdan se lit donc comme une écriture contemporaine sur les traces d’un héritage industriel de qualité que nous souhaitons préserver et mettre en valeur, en lui apportant la modernité nécessaire aux usages actuels.
     

    Notice technique

    Lors de la mise en service du site au printemps 2018, l’ensemble des bâtiments conservés est entièrement rénové, la production 1083 est opérationnelle, ainsi que les entrées Nord et Est du secteur touristique.
    Voici le détail des travaux prévus par nos architectes et chiffrés par l’économiste :
     
    1 - Dépollution/déconstruction :

    • Retrait de tous les matériaux contenant de l’amiante : couverture des sheds et revêtements de sols.
    • Retrait de tous les matériaux contenant du plomb : principalement des portes et des équipements métalliques recouverts de peinture au plomb.
    • Dépose et évacuation de la charpente des anciens ateliers et de l’escalier NORD.
    • Dépose et évacuation de tous les éléments annexes sur l’ensemble du site, escaliers métalliques, extracteurs, gaines de ventilation, silos…
    • Démolition et évacuation des bâtiments annexes sur l’ensemble du site.
    • Dépose et évacuation de la totalité du second œuvre : étanchéité des toitures-terrasses, menuiseries extérieures, cloisonnement.
    • Dépose et évacuation de la totalité des fluides secs et humides.

    2 - Clos couvert :

    • Isolation thermique et étanchéité des toitures-terrasses.
    • Isolation thermique et couverture métal des sheds.
    • Pose de la totalité des menuiseries extérieures.
    • Isolation thermique intérieure de la totalité des façades.
    • Ravalement de l’ensemble des façades.
    • Création de l’entrée Nord et de l’accès PMR Est.
    • Création de la passerelle Nord.

    3 - Second œuvre et lots techniques :

    • Aménagement de la totalité du niveau 0 et du niveau 1.
    • Les niveaux -1 et 2 sont conservés en réserve.
    • Déploiement d’une infrastructure de distribution courants forts et courants faibles.
    • Déploiement d’une infrastructure de chauffage et de ventilation.

    4 - Extérieurs :

    • Création nouvel accès NORD sur boulevard Voltaire.
    • Aménagement voirie de distribution et aires de stationnement véhicules et cycles.
    • Aménagement du jardin-exposition niveau 0.
    • Aménagement paysager de l’ensemble du site

     

    Notice Économique

    L’usine Charles Jourdan est un lieu unique, ancré dans l’histoire de Romans, et parfaitement adapté au développement de notre projet à court, moyen et long terme. Comme « la Sucrière » à Lyon, « la Cité du Design » à Saint-Etienne ou la chocolaterie « Cémoi » à Grenoble, cet ancien site industriel urbain représente une chance unique pour l’économie et la notoriété de notre agglomération.
    La proximité de l’Isère, du Centre Historique, du « Musée de la Chaussure », de « Marques Avenue » et des entrées Sud et Est de la ville montrent la clé fondamentale que représente ce site pour l’attractivité de notre territoire. C’est pour cela que nous proposons un aménagement ouvert sur la cité, à enrichir des échanges à venir avec les collectivités locales.
     
    En réponse à cet appel à projet, la réalisation de notre projet requiert les lots 1 et 2 du tènement. Nous ne demandons pas comme préalable que la collectivité assume financièrement la dépollution et la déconstruction du site.
    Compte tenu de :

    • l’espace public que nous proposons d’ouvrir au public ;
    • la communication positive et importante que nous apportons ;
    • l’opportunité de faire de notre territoire le symbole du renouveau du Made in France ;
    • et de notre prise en charge de la dépollution, de la déconstruction et des aménagements extérieurs ;

    nous proposons le rachat des lots 1 et 2 pour l’euro symbolique.
     
    Avec nos architectes et économistes, nous avons précisément chiffré notre projet à 5 millions d’euros (études + travaux). Comme pour tous les travaux que nous réalisons dans le cadre de notre développement, ceux-ci seront assurés par des entreprises locales. Afin d’augmenter les fonds propres de notre entreprise et de grandir avec un endettement raisonnable, ces 5 millions d’euros sont financés de la manière suivante :

    • levée de fonds 1,5 M€ ;
    • emprunt bancaire 3,5 M €.

    Pour la levée de fonds, notre valorisation étant située entre 1,5 M€ et 2 M€, l’apport de 1,5 M€ en capital et/ou obligations nous garantit de conserver la majorité. Parmi les différents investisseurs avec lesquels nous travaillons (fonds, fonds loi Tepa, industriels locaux, fonds bancaires), trois co-investisseurs manifestent déjà par écrit leurs intentions. La sélection, la finalisation et la mise en œuvre de cette levée de fond sont à présent conditionnées à la décision de la collectivité sur ce projet.
     
    Pour les 3,5 M€ d’emprunts bancaires, plusieurs banques ont étudié et validé notre projet en interne ou en comité. Quatre d’entre elles manifestent déjà par écrit leurs intentions. La finalisation et la mise en œuvre de ces emprunts sont à présent conditionnées à la décision de la collectivité sur ce projet.
     
    Étant donné la surface dont nous avons besoin pour poursuivre notre développement, la principale opportunité économique de ce projet réside dans la puissance commerciale qu’offre la caisse de résonance « usine Charles Jourdan », pour un coût immobilier quasiment identique à celui de tout un autre bâtiment.
    Grâce à notre modèle économique où les créations d’emplois sont directement proportionnelles aux activités industrielles, commerciales et touristiques, notre prévisionnel montre de plus que le seuil de rentabilité de notre installation dans l’usine Charles Jourdan est très raisonnable.
     
    Notre capacité à mobiliser ces fonds auprès de partenaires locaux et nationaux en seulement 2 mois montre le rayonnement, le sérieux, la confiance et le potentiel dont bénéficie notre entreprise.
     
     
    Pour l’ouverture du site en 2018, nous prévoyons donc la création d’au moins 30 emplois : 1 responsable logistique, 2 préparateurs de commande, 1 graphiste, 2 standardistes, 3 vendeurs, 1 développeur informatique, 1 responsable tourisme, 3 animateurs, 1 responsable RH, 1 directeur financier, 1 responsable de réseau, 1 assistant de direction, 2 contrôleurs qualité, 2 monteurs, 4 couturières, 4 opérateurs.
    Ce détail est important pour mesurer la diversité des postes et des qualifications qu’un développement d’entreprise offre sur un territoire.
    C’est clairement une vision de l’emploi dynamique et qualifiante que nous portons
    , car en plus de développer le tourisme local et de participer directement à la reconstruction de notre écosystème chaussures/textile, d’autres créations d’emplois vont suivre comme celles liées au restaurant, et celles liées à la montée en puissance progressive du site.
     

    Descriptif touristique, commercial et technique

    Au niveau technique, les extérieurs, toits, façades et menuiseries des bâtiments seront entièrement rénovés pour l’ouverture du site au printemps 2018. Sur les 4 niveaux de 2000m2 que compte le bâtiment, nous prévoyons de rénover les niveaux 0 et 1 (en rouge), et de « geler » dans un premier temps le sous-sol et le 2e étage (en gris) pour garder de la réserve pour notre développement et/ou celui d’activités locales complémentaires que nous commençons à étudier. Ces activités complémentaires pourraient être par exemple la production d’artisanat local, la commercialisation de chaussures fabriquées à Romans et de spécialités drômoises dans une boutique commune, l’organisation d’événements, etc.

    03-3D

    Rez-de-Chaussée, la production :
    Ce niveau particulièrement accessible depuis le rond-point au sud, est adapté aux livraisons, donc à la production et à la logistique. Il concentrera dans une boucle : la réception de marchandise, la production des jeans, le contrôle qualité, les stocks, la préparation de commande et les expéditions.

    04fluxRC

    1er étage :
    Seule la production des chaussures sera réalisée au 1er étage pour limiter les flux verticaux. Ce niveau accueillera surtout nos activités commerciales, administratives et touristiques : bureaux, boutique, scénographie, et restaurant.

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    La façade nord est la plus visible depuis les parkings situés place Jean-Jaurès au-dessus, et pour les visiteurs qui viendraient de Marques Avenue à pieds. Elle est par ailleurs tournée vers le musée de la chaussure, et modernise le site en s’inspirant de la casquette en trapèze qui caractérise l’entrée Est historique (qui devient l’entrée du restaurant).

    07EntreeNord

    Une fois garés, les visiteurs traversent une passerelle pour rejoindre l’entrée principale. Dans le hall, ils peuvent alors accéder à gauche au restaurant, à droite à la boutique 1083, et tout droit à la visite de l’usine.

    HallEntree-mini

    La visite sera proposée au tarif de base de 9 €/personne, dont le ticket d’entrée offrira un bon d’achat de 9 € à valoir en boutique en fin de visite. Une offre tarifaire sera élaborée pour les enfants, familles et groupes.

    Les voici le parcours des visites touristiques que nous avons construit avec les scénographes de « Maîtres du rêve » :

    Visite3D

    1.Un premier espace scénographique.
    2.Découverte de la fabrication des chaussures.
    3.Un deuxième espace scénographique.
    4.La visite descend alors au Rez-de-Chaussée dans la cour, qui témoigne des ateliers historiques Charles Jourdan. Cette cour est rythmée par les poteaux de l’ancienne toiture en shed des ateliers. Elle offre une vue sur le hall d’entrée, la terrasse du restaurant, les stocks, et l’expédition des colis sur un convoyeur extérieur.

    15vuecours

    5.Ensuite les visiteurs découvrirent l’univers du jeans.
    6.Le tissage du denim.
    7.La confection des jeans.
    8.Le contrôle qualité.
    9.La technique du délavage des jeans au laser.
    10.Avant de terminer la visite par la boutique 1083.
    11.Sur place, le restaurant “183” propose des repas réalisés avec des aliments provenant de moins de 183 km pour promouvoir les saveurs et l’agriculture locale. Cette brasserie gérée par des professionnels de la restauration est accessible via le hall principal au Nord et l’entrée historique à l’Est.
     

    Phasage

    Grâce à la visibilité architecturale et financière que nous avons aujourd’hui sur ce projet, nous sommes déterminés à ouvrir les lieux au printemps 2018, c’est à dire 5 ans après le lancement de la campagne de financement participatif de 1083.
    À partir de la décision politique, nous déclencherons donc immédiatement la mise en œuvre de nos financements et du projet immobilier dont voici le phasage.

    phasage


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