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L'histoire du cardigan Volontaire

Posté le Tuesday 23 Mar 2021 par Megane.

Tout commence en 2018 ! Après plusieurs mois de recherches et de développement avec La Filature du Parc, La Manufacture Regain et les Sapeurs-Pompiers, nous avons créé le Pull Volontaire. Ce projet est une de nos premières grandes avancées dans l’économie circulaire, qui est la mission même de 1083. En plus d’être filé, teint, tricoté et confectionné en France, ce pull est recyclé. Nous avons récupéré d’anciens pulls et vêtements de pompiers qui ont été transformés pour créer une nouvelle matière, utilisée par la suite pour fabriquer nos pulls. Pour boucler la boucle et ne pas créer de déchets, vous pouvez déposer vos pulls usagés dans les bornes Le Relai pour qu’ils soient recyclés à nouveau. Rien ne se perd tout se transforme ! Il suffit d’y mettre de la bonne volonté…




Lors de la sortie de notre pull Volontaire, nous étions en contact avec le Service Départemental d’Incendie et de Secours (SDIS 26 et du Tarn) avec qui nous avons réalisé à la fois notre campagne de lancement et une campagne de recrutement pour motiver des volontaires à rejoindre les Sapeurs-Pompiers de la Drôme. C’est aussi là que le « VOLONTAIRE» brodé sur le buste prend tout son sens… C’est un vêtement qui incarne à la fois l’envie d’agir pour une mode plus durable mais aussi la volonté de tous ces hommes et ces femmes qui s’engagent. Après le succès de cette première opération, on s’est dit qu’il y avait matière à faire encore plus pour s’engager dans le recyclage et l’économie circulaire à plus grande échelle. Paul Malassigné (pompier innovant en économie circulaire) nous a donc mis en relation avec la Fédération Nationale des Sapeurs-Pompiers de France. Cette collaboration s’appuie notamment sur un investissement important sur la R&D en matière de recyclage des fibres et après plusieurs rencontres et discussions, un partenariat national était une évidence ! Thomas s’est donc rendu en le 21 septembre dernier au 126ème Congrès des Sapeurs-Pompiers à Vannes afin de signer la Convention officielle de Partenariat avec le Colonel Allione. À ce titre, nous avons créé toute une gamme d’accessoires et vêtements en matière recyclée, issue de la collecte des uniformes des pompiers : un pull, un bonnet et une écharpe. Par ailleurs, nous nous sommes engagés à communiquer sur les enjeux des pompiers et a développé la formation aux gestes de secours au sein de l’entreprise et à faire de la sécurité des salariés une priorités.


Pour découvrir le processus de recyclage et de fabrication, il faut se rendre dans le sud-ouest, près de Castres. C’est ici que se trouve nos partenaires la Filature du Parc et la Manufacture Regain. C’est d’abord à la Manufacture que sont envoyés tous les vêtements de pompiers usagés, ceux-ci partent ensuite à la Filature du Parc où ils sont recyclés pour créer un nouveau fil. La Manufacture Regain a été créée en 1973 par les parents de Laurent Brunas (dirigeant actuel), aujourd’hui l’entreprise a fait le pari de la compétence humaine, de l’innovation technique et du développement durable pour garder ses équipes en France. Au départ spécialisé dans le prêt à porter haut de gamme, l’atelier s’est ensuite positionné sur le vêtement professionnel puis le travail à façon pour l’univers de la mode. Ils ont récemment entièrement renouvelé et modernisé leur parc de machines à tricoter pour continuer de gagner en compétitivité et accompagner le développement de nouveaux marchés.

Pour cette nouvelle collection, nous avons misé sur des coupes plus amples et des matières réconfortantes pour se retrouver. Un mix de confort et style, c’est presque la définition du cardigan ! Il peut se porter en pull ou avec un t-shirt en dessous, sur une robe, un jeans ou un chino. Comme on vous l’expliquait, il est fabriqué à partir d’anciens vêtements de pompiers qui ont été recyclés. Sa couleur est bleu marine (couleur originelle des pulls de pompiers) tout simplement pour diminuer les besoins en teinture, seuls les 30% de polyamide ajoutés à la confection ont été teints. C’est aussi ça, éco-concevoir un vêtement ! Revenons maintenant un peu sur les détails de sa fabrication... Lorsque le fil arrive à l’atelier, tout commence dans le bureau de Cyril qui est en charge de programmer les métiers à tricoter selon le type de mailles souhaitée. Les bobines sont ensuite installées pour que les métiers à tricoter rectiligne puissent faire leur magie ! Les tricots sont ensuite lavés et repassés pour qu’on obtienne leurs dimensions finales. La maille est ainsi stabilisée, et elle peut être coupée! Enfin, les couturières et leurs mains habiles réalisent une quinzaine d’étapes à l’aide de différentes machines, pour terminer la confection du cardigan.

On espère et on fait tout notre possible pour que notre offre de vêtements issus de l’économie circulaire grandisse saison après saison! En attendant, on vous laisse découvrir la gamme Volontaire au complet.

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Une collab' à moins de 1083 km de chez vous qui durera plus qu'un printemps !

Posté le Saturday 24 Apr 2021 par Megane Modetic.

Il y a quelques mois, nous faisions la rencontre de Claire²et Clarisse. Elles ont créé ensemble la marque Les Hirondelles avec l'ambition de réduire l’impact de la mode. Et pour y arriver, elles ont décidé de valoriser les chutes de tissus de l'industrie textile français ! De notre côté chez 1083, l'économie circulaire fait partie de notre mission. Nous faisons tout pour produire le plus proprement possible et pour réutiliser autant que possible les déchets. Cette rencontre était inévitable et créer ensemble un vêtement surcyclé et qui dure, était une évidence. On vous raconte l'histoire de cette collab.

3 femmes sont à l'origine des Hirondelles, Claire Chiquet (DA), Clarisse Cazenave (Marketing DD) et Claire Alvernhe (styliste), toutes travaillant de près ou de loin pour la mode et l’industrie textile. Elles ont décidé de se lancer ensemble dans une aventure qui les rapprochait au plus près de leurs convictions ! Plusieurs rencontres ont fait évolué la marque vers ce qu'elle est aujourd'hui : Eric Boël (Tissages de Charlieu) Eric Ducoin (Atelier JRH) Olivier Balas (Balas Textiles) ou encore Thomas, fondateur de 1083 ;-) La marque mise sur une nouvelle manière de penser et de créer la mode. L'objectif ? Changer la manière de consommer mais aussi de produire. En se faisant connaître dans l'écosystème au milieu des marques, tisseurs et ateliers, les Hirondelles espèrent sensibiliser une filière entière avec une solution simple, et concrète : le surcyclage.

Mais le surcyclage, c'est quoi au juste ?

Recyclage par le haut, upcycling... sont autant de termes qu'on utilise pour faire référence au surcyclage, définit comme : " l'action de récupérer des matériaux ou des produits dont on n'a plus l'usage afin de les transformer en matériaux ou produits de qualité ou d'utilité supérieure. " Chez les Hirondelles, l'idée est d'utiliser de la matière déjà existante, pour avoir le moins d'impact possible au niveau de la production.

Revaloriser les chutes de l'industrie textile

Les Hirondelles développement des produits en fonction des matières qu'elles ont à disposition et le positionnement de la marque est clair : proposer des basiques intemporels fabriqués à partir de matière naturelles. En 2013 Eric Boel, PDG des Tissages de Charlieu, accepte de tisser notre premier jeans et va même jusqu'à adapter son outil pour pouvoir recréer la véritable toile de coton sergé Denim. Inspirées par cette toile naturelle (coton bio) et résistante, les hirondelles ont développé un prototype de chemise puis de sur-chemise avec les chutes de notre DenimOriginal. Un vêtement avec une coupe " travailleur " (ndlr : workwear) qui représente à la fois les travailleurs et met l'accent sur l'artisanat. Elles présentent le prototype à Thomas en 2019 au salon du Made in France, il l'essaye et est conquis, c'est la que les choses sérieuses commencent !

La démarche en toute transparence

Lors du tissage du denim, des micro-défauts peuvent rendre certaines portions de la toile inexploitables pour la confection de nos jeans à l'échelle industrielle (fil tiré lorsqu'une aiguille se casse ou léger défaut de teinture). Pour ne pas que le tisseur se retrouve avec des chutes sur les bras, les hirondelles rachètent cette matière à un prix moindre que celui de la matière neuve. Pour fabriquer cette sur-chemise il faut compter 1m50 de DenimOriginal ce qui fait 300 mètres de tissu revalorisé pour cette production ! La sur-chemise est ensuite bien évidemment coupée et confectionnée en France dans les Landes, ses boutons sont en polyester recyclé fabriqués chez Kocher dans le Jura et les étiquettes sont en polyester recyclé, tissée chez JSD, dans la Loire.

Et côté style ?

Les Hirondelles ont à coeur de proposer des pièces intemporelles pour le vestiaire masculin comme féminin. C'est les matières " récupérées " qui créent le vêtement et non l'inverse ! C'est pour cela que les coupes de leurs vêtements sont toujours parfaitement adaptées au tissu utilisé et travaillées pour un tombé parfait. Chez 1083, nous partageons cet " amour " pour la matière naturelle et pour la qualité du vêtement. Nous créons avons tout des produits conçus pour durer ! La sur-chemise en jeans est une pièce basique à avoir dans son placard. Elle sait s'adapter à tous les styles et à toutes les saisons ! Portée sur chino, un jeans ou encore une robe, elle donne un côté singulier et original à toutes les tenues. Le petit plus ? Comme cette production est issue de chutes de tissu, elle est limitée et unique, pas question d'avoir la même pièce que tout le monde ;-)

Comme le disent si bien les hirondelles " ils font des jeans, nous faisons des chemises, nous sommes faits pour s'entendre ! " Cette collab' incarne une nouvelle vision de la mode plus durable et nous espérons qu'elle vous plaira autant qu'à nous.

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On fait le bilan ?

Posté le Sunday 25 Oct 2020 par Megane.

La fin de l’été approche, les plus grands reprennent le chemin du bureau tandis que les plus jeunes commencent à préparer leur cartable. Ah la rentrée… une période souvent synonyme de nouvel élan, nouvelle impulsion et parfois même de nouveau départ. Encore une année passée àvos côtés, une année particulière, mais enrichissante comme toujours. On fait le bilan ensemble de ces derniers mois ?




Encore une fois le salon du Made in France a été LE moment fort de l'année ! Une équipe survoltée, un passage sur M6, un trophée gagné, une fuite d’eau sur le stand … mais surtout vous ! Au rendez-vous encore une fois pour échanger sur votre satisfaction, nos projets et découvrir des produits en avant-première ! Merci de faire partie de cette belle aventure !

L’année 2019 a été marquée par le lancement sur Ulule, la production et la livraison de nos jeans infinis. Les premiers jeans consignés, recyclés et recyclables à l’infini ! Vous leur avez réservé un accueil plus qu’incroyable et nous sommes super fiers de vous annoncer que nous travaillons sur une nouvelle coupe de jeans infini pour la prochaine saison. Et parce qu’après avoir mis les pieds dans l’économie circulaire, on ne pouvait pas s’arrêter là ! Nous avons annoncé la sortie de la veste infinie avec Hopaal et nous travaillons sur la création du maillot de bain infini avec le Slip Français.


En février, nous avons levé 1,083 million d’euros via LITA.co, une plate-forme d’investissement en ligne dédiée à une finance durable, transparente et solidaire. Nous avons atteint cet incroyable objectif en à peine 12 heures, grâce à 400 investisseurs particuliers qui ont voulu participer à l’aventure d’encore plus près. Et le mieux dans tout ça, c’est que 75% des contributeurs sont issus de notre communauté ! En rendant possible ce financement citoyen, vous donnez encore plus de sens à cette aventure. Merci d’innover, grandir et oser à nos côtés !


Suite à la crise sanitaire et la crainte d’une pénurie de masques, nous nous sommes mobilisés dès le début du confinement pour répondre aux demandes locales des médecins et pharmaciens notamment. Le 17 mars, nos couturières Mariya et Tien se sont mises à l’œuvre pour confectionner les premières dizaines de masques que nous avons offerts au radiologue voisin. C’est ainsi que #1Masque1Soignant est né. Cette opération, partagée sur nos réseaux sociaux, a suscité beaucoup de réactions, ce qui a tout changé. Passant d’un simple mail à un formulaire pour traiter les centaines de demandes, d’une découpe manuelle à la mise en route de notre table de découpe, nous avons également été rejoints par toute une armée de volontaires face à ce virus.

En juin dernier, l’Équipe 1083 est officiellement agréée France terre textile ! Un label particulièrement exigeant qui n'est attribué qu'aux entreprises respectant des engagements forts à plusieurs niveaux. Après un long processus d'audit, c'est une immense fierté d'obtenir ce label qui est le seul label de filière à tracer et contrôler l'ensemble de la chaîne de production des articles textiles. Le label garantit que 75% des étapes de fabrication ont été réalisées en France, en prenant en compte chaque étape à parts égales.

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Notre premier jeans en lin !

Posté le Wednesday 31 Mar 2021 par Megane Modetic.

L’histoire commence en 2018. Nous avons entrepris un voyage au pays du lin dans le Nord pour découvrir cette filière vertueuse. Saviez-vous que la France est l’un des plus grands producteurs de lin au monde ?


Après l’arrachage et le rouissage, le lin est enroulé en grosses bobines pour pouvoir passer au teillage. L’étape suivante, c'est la filature. C’est la seule étape qui n'est pas réalisable en France, elle a disparu en 2005 lorsque l’entreprise française Safilin fut contrainte de fermer son usine. Pour préparer un maximum de marques à basculer vers une filature locale, nous développons le projet Linpossible dont on vous reparlera très prochainement. L’objectif est de relocaliser une filière de lin 100% française.

Aussi solide que léger, le lin est connu et reconnu pour ses nombreuses qualités. Les vêtements en lin durent longtemps, sont confortables et ont la particularité d'être thermorégulateurs : ils vous tiennent chaud en hiver et régulent la température corporelle lorsqu'il fait chaud !


Le lin que nous avons utilisé est cultivé dans le Nord de la France (95%) et une petite partie provient de Belgique. Il est ensuite filé par l’entreprise française Safilin dans sa filature polonaise. La contexture de la toile est celle de notre DenimOriginal que vous connaissez bien... et devinez quoi ? notre toile en lin est tissée chez nous &agrave Romans-sur-Isère ! Après la teinture et l'ennoblissement, c'est dans notre atelier historique à Marseille que sont confectionnés les jeans.



Aujourd’hui ce jeans en lin est une première ! Nous avons décidé de commencer par une édition limitée sur un modèle femme, mais nous ne comptons pas nous arrêter là avec cette fibre qui a beaucoup de potentiel et que vous êtes nombreux à apprécier.




Quelle coupe souhaiteriez-vous voir dans nos collections ? N'hésitez pas à nous donner votre avis sur les réseaux sociaux !

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Rencontre avec Jasmina, productrice de citrons bio à Menton

Posté le Tuesday 23 Mar 2021 par Alice.

Rencontre avec Jasmina, productrice de citrons bio à Menton

Quel est votre décor de travail ?

À Menton, les montagnes des Alpes viennent se jeter dans la mer. Le paysage est splendide. L’exploitation se situe à 3 kilomètres de la côte. On est tourné vers le Grammondo, le mont le plus haut du littoral, à la frontière entre la France et l’Italie. On voit aussi de jolis petits villages perchés, comme Sainte-Agnès. Notre terrain est en restanques, donc difficile à travailler. Il n’est pas possible de mécaniser les tâches avec la pente, tout est fait à la main. Notre exploitation est petite, avec environ 150 arbres. Il y a des citronniers, mais aussi d’autres variétés d’agrumes.

Votre chemin jusqu’au citron ?

Je suis arrivée au citron par mon compagnon, qui cultivait du citron ici. C’est un amoureux des arbres et il m’a transmis son virus ! J’ai toujours été liée à la terre. J’ai grandi en Lorraine et j’ai vécu à divers endroits, y compris à Romans-sur-Isère ! Je suis arrivée à Menton il y a 14 ans. Au départ, je pensais y rester seulement un an. J’avais des préjugés sur la Côte d’Azur... Finalement, je suis tombée amoureuse de Menton! Je suis agrumicultrice et également tapissière-sellière : je restaure des fauteuils dans mon atelier, qui se trouve sur l’exploitation.

En quoi consiste l’agrumiculture au quotidien ?

Il y a toujours du travail, entre la taille au moins une fois par an, l’arrosage, la récolte… Les pluies fortes sont devenues plus fréquentes et la ville est de plus en plus bétonnée, ce qui fait qu’avec la pente, il faut être attentif aux glissements de terrain et aux coulées de boue. Quand il pleut, on doit contrôler les rigoles pour s’assurer que l’eau s’écoule au bon endroit. On entretien les clôtures pour protéger le verger des sangliers. Il faut aussi veiller sur les systèmes d’irrigation, qui ont vite fait d’être rongés par les animaux ! Le climat étant presque tropical, tout pousse très vite. Il faut donc débroussailler sans arrêt. À Menton, on est envahi de mimosas. C’est un combat perpétuel, on les enlève et ils reviennent encore plus vigoureux… En agriculture biologique, on les arrache manuellement sans utiliser de produits.

La saison du citron ?

Si l’année est bonne, la récolte est possible de décembre à juin. Je trouve que les fruits d’avril sont les meilleurs, car leur peau est alors très sucrée !

Le citron de Menton est-il si spécial ?

Ça n’a rien à voir avec le citron d’Espagne, très acide, qu’on voit dans les grandes surfaces et qui n’est commercialisé que pour son jus. Tout se mange dans le citron de Menton. On peut croquer dedans comme dans une pomme. La peau est très épaisse et douce. Ce serait un sacrilège de n’utiliser que le jus ! Dans notre exploitation, on cultive aussi d’autres citrons comme le citron caviar, dont la pulpe est composée de petites billes qui ressemblent à du caviar, ou le citron lunario, de forme allongée.

À quoi correspond l’IGP citron de Menton ?

Pour avoir l’Indication Géographique Protégée, le citron doit être cultivé sur le territoire de Menton et respecter un cahier des charges. Le citron doit par exemple être cueilli à la main. On le coupe au sécateur en laissant quelques feuilles. Ces feuilles, qui arrivent non racornies jusqu’au client, sont un gage de fraîcheur. Pas plus de 48 heures séparent le moment de la cueillette de celui de la distribution. La terre où poussent les citronniers doit avoir une proportion importante de sable. On peut cultiver des citronniers à beaucoup d’endroits, mais les fruits n’auront pas le même goût. Ce qui fait le citron de Menton, c’est son sol et son climat irremplaçables ! Plusieurs variétés comme Santa-Teresa ou Euréka peuvent porter l’appellation IGP.

Pourquoi faire du bio ?

Il est grand temps de changer d’agriculture, on a largement saccagé notre environnement ! Pour les nouvelles générations de producteurs, le bio me semble une évidence. Dans notre exploitation, nous n’utilisons aucun produit phytosanitaire. On apporte juste de l’engrais compatible avec l’agriculture biologique, de l’eau, et rien de plus. Parfois, il nous arrive de devoir nettoyer les feuilles de quelques arbres au savon noir, s’ils sont atteints par des moisissures, par exemple. Cela prend énormément de temps. Ce genre de soins ne serait pas possible dans une très grosse exploitation. Nous attendons prochainement l’arrivée de 100 autres arbres. Ce sera un maximum pour nous !

Où vont vos citrons une fois cueillis ?

On revend une partie de nos récoltes à des marchands et à des transformateurs. Le reste est proposé à des particuliers du quartier, sous forme de paniers hebdomadaires. En plus du citron, en janvier et février, ils sont composés de clémentines, de mandarines et de kumquats ; de pomelos et d’oranges jusqu’en avril. C’est de loin le mode de vente que je préfère. Cela offre la possibilité à tout le monde d’avoir accès à des bons fruits bio, moins chers que sur le marché. On est vraiment dans la proximité.

Ce qui vous plaît dans votre activité ?

Le citronnier est un arbre merveilleux. Il est sans cesse en fruit ou en fleur, parfois les deux en même temps. Il y a toujours quelque chose à voir sur un agrume ! Le parfum des citronniers en fleur est incroyable, pétillant. Et puis les arbres sont généreux. Quand on s’occupe d’eux, qu’on leur apporte des soins, ils donnent toujours en retour. Le cadre est aussi superbe. Notre région est la plus tempérée de France, avec des étés frais et des hivers chauds. Notre potager est toujours luxuriant. La vie qu’on mène ici se rapproche de notre idéal : être au plus près de la nature. Grâce à notre potager et à nos poules, on arrive à se nourrir de façon pratiquement autonome.

Le citron est-il capricieux ?

Il demande beaucoup de surveillance. C’est une espèce délicate. Il adore l’eau et le soleil. Il faut énormément l’arroser. Comme la terre est sableuse, l’eau est bue très vite. Il ne supporte pas la neige, qui tombe heureusement très rarement ici. J’ai connu une année avec de la neige. Cela nous a fait perdre deux récoltes : celle en cours, et la suivante, puisque les fleurs avaient gelé. Par contre, contrairement aux cerises où la récolte doit s’effectuer en l’espace d’un ou deux jours, le citron offre l’avantage de pouvoir être cueilli de manière beaucoup plus souple.

Vos façons préférées de consommer le citron de Menton ?

Sous toutes ses formes ! J’aime le boire en infusion. Le faire au sel. En confiture, c’est idéal, car on garde tout. Dans les pâtisseries. Râpé en copeaux dans la salade.

Les conseils de Jasmina pour votre prochaine visite à Menton





Une sensation quand on met le pied à Menton ?

Le bien-être. Déambuler dans le vieux Menton donne l’impression d’être dans un grand village. Il y règne une certaine quiétude, une sérénité.

Un incontournable ?

Ses jardins : le jardin du Palais de Carnolès, le jardin du Val Rahmeh, la serre de la Madone… La ville elle-même est un jardin, une vraie balade en soi. Si vous venez à Menton, il faut aussi impérativement vous promener dans son arrière-pays. Il serait dommage de sous-estimer les charmes des villages limitrophes !

Vos bonnes adresses pour y manger ?

Dans le coin, on fait de très bonnes pizzas. Je vous conseille celles de chez Sini, rue des marins. C’est juste en face du sublime marché couvert. J’adore aussi la cuisine de La socca de mémé, place Saint-Roch. C’est un marchand ambulant qui travaille avec des agriculteurs autour de chez lui. Il propose des produits très frais d’une qualité exceptionnelle. Goûtez à ses soccas, des crêpes salées à base de pois-chiche et d’huile d’olive cuites au four ! C’est une spécialité de la région. Et puis il y a les barbajuans, de délicieux petits chaussons farcis de verdure.

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