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Nos pères-Noël romanais !

Posté le Wednesday 25 Nov 2015 par virginie.

Cette nuit, le Père Noël a parcouru le ciel pour distribuer des millions de cadeaux à travers le monde… Et il ne nous a pas oubliés ! À Romans, la magie de Noël a opéré en 2015 grâce à quatre généreux bienfaiteurs qui ont aidé 1083, chacun à leur façon.

 

  • Gildas Barbot, enseignant chercheur à l’IUT de Valence :
Portrait Gildas - copie

 

  • Georges Lavergne, propriétaire du nouveau local qui accueille notre atelier et notre entrepôt logistique :
LAVERGNE

 

  • Philippe Estran, directeur de production à Paris :
Philippe Escale
  • Max Arnaud, PDG d’Alina Production

 

 

À l’occasion de cet évènement fraternel placé sous le signe du partage, on vous propose donc de faire connaissance avec ces 4 personnalités romanaises... Interviews croisées :)

 

  • Comment avez-vous connu 1083 ?
Gildas : En entrant dans la boutique par simple curiosité il y a 4 ans ! Je venais d’arriver dans la Drôme, j'allais faire des courses chez "Marques Avenue" et le magasin Modetic, seul sur le trottoir d'en face, m'a intrigué. Dans la boutique, je suis tombé sur Thomas car à l'époque, il s'y trouvait très souvent !

 

Georges : Par un pur hasard, mais y'a t’il un pur hasard ?! Quand un commerçant bien inspiré me parla d'un entrepreneur jeune et passionné qui recherchait un grand local !!! Le tout entouré d'une auréole mystérieuse… Un entrepreneur jeune et passionné ? Vous rêvez lui dis-je, le moule est cassé !! Sur ce, il me dévoila son nom et son adresse. À partir de là, je décidais de rencontrer cet animal rare et animé :)

 

Philippe : J’ai découvert 1083 à travers le reportage « 13h15 le dimanche » de France 2 en novembre dernier. Etant romanais d’origine - exporté à Paris -, j’ai eu envie d’en savoir plus sur la marque et j’ai pris contact avec l’équipe via Internet.

 

Max : Pour moi, c’est l’effet inverse ! Thomas était à la recherche d’un métier à tisser susceptible d’être présenté au public. Il s’est donc renseigné sur les entreprises de tissage implantées dans la région avant de me contacter.

 

  • Qu’est-ce qui vous a séduit dans la démarche ?
Gildas : En tant que prof de marketing à l'université, j'étais heureux de discuter avec ce jeune entrepreneur à la fois humble et déterminé à prouver qu'on peut faire des achats responsables en matière de prêt-à-porter. J'étais surtout bluffé par son sens inné du marketing et sa fibre commerciale (c'est le cas de le dire ;)).

 

Georges : C'est d'abord l'homme qui m'a séduit. Le contact franc, direct, explicatif, passionné en pleine recherche, avec un but avéré. Son discours solide et enthousiaste à la fois m'a immédiatement convaincu. J’irais même jusqu’à dire qu'il y avait du désintéressement dans son projet, un zeste de folie, une belle ébauche de réussite déjà… Fabriquer en France en s’appuyant sur un savoir-faire et une main d'oeuvre hautement qualifiée… Avoir une démarche basée sur la créativité, le renouveau artisanal et industriel…  Tout cela incarne le "revival" de ce qui a fait ma jeunesse, mon enthousiasme, ma vision positive de toute entreprise productrice… Enfin un discours complètement déconnecté des sempiternelle évidences économiques négatives ! Entrainé dans ce glorieux mouvement, mes cellules de 20 ans se remirent en fonction comme par enchantement, un véritable bain de jouvence !!!

 

Philippe : J’ai apprécié différentes choses, entre autres le respect du principe des 1083 km, le courage d’entreprendre et surtout le fait que ce soit à Romans ! Cette ville qui pendant longtemps a été vue comme « mourante » prouve qu’elle recèle quelques talents et courageux personnages :)

 

Max : Partir du produit pour remonter vers la production… Mais aussi le slogan et l’ensemble de la thématique autour du « Borne In France » ou encore la capacité à fabriquer un produit français au même prix qu’une marque réputée fabriquant à l’étranger. Et l’ensemble en toute modestie !

 

  • De quelle manière avez-vous décidé de nous aider ?
Gildas : Il m’a semblé évident et judicieux de pouvoir faire travailler mes élèves de l’IUT de Valence (techniques de commercialisation) sur le concept 1083. À la suite de l’intervention de Thomas à l’IUT, ils ont réfléchi à des cas pratiques, notamment par rapport à la commercialisation des t-shirts pré-financés via Ulule. Vous pourrez bientôt découvrir leurs vidéos de présentation :)

 

Georges : Les moyens de ce jeune homme plein d'allant étaient limités mais sa foi si grande que je décidais de réagir non pas comme un vieux briscard mais en aidant cette entreprise à s’installer et à créer de la production par un "oubli" de rentabilité volontaire.  Enfin du souffle frais, il fallait en profiter ! :) Ma décision était prise : le prix de la location du bâtiment serait divisé par trois, juste de quoi alimenter un fonds de roulement pour les frais... 

 

Philippe : J’ai invité une partie de l’équipe à venir visiter les locaux de mon agence parisienne, notamment le studio photo. Thomas et Luc ont passé la journée avec Sandra, styliste photographe, et moi-même à l’occasion du shooting pour le site e-commerce des Galeries Lafayette. Nous avons essayé de leur donner quelques précieux conseils pour améliorer la qualité des images de 1083 :)

 

Max : J’ai permis à Thomas de récupérer plusieurs machines que nous n’utilisions plus dans l’atelier : un métier à tisser et une visiteuse pour l’inspection des finitions. J’espère que cela permettra de mettre en avant et de revaloriser le secteur textile dans le cadre du projet d’atelier visitable !

 

  • Le fait de connaître 1083 a t’il modifié votre rapport à la mode et au fabriqué français ?
Gildas : J’ai toujours essayé d'être un consommateur responsable mais je suis devenu plus averti. Par exemple, j’avais acheté un jean labellisé Max Havelaar chez Modetic il y a 4 ans… Thomas m'a expliqué - en toute franchise ! - que c'était bien mais pas encore idéal car seule une phase du processus de fabrication était labellisée. Il a alors évoqué l'idée d'un jeans 100% bio et équitable… 2 ans plus tard, la marque 1083 était née :)

 

Philippe : J’étais déjà sensible au Made in France mais plutôt sur les jouets ou dans le secteur alimentaire. Le textile garde une offre faible par rapport aux autres sources d'approvisionnement et est parfois synonyme de prix de vente élevé. Le fait de proposer du jeans - un produit indémodable - avec une gamme de prix abordables permet de franchir le pas dans l'acte d’achat.

 

Max : En tant que dirigeant d’entreprise s’appuyant sur un savoir-faire français, je connais bien cette problématique. Il y a quelques années, le textile était le deuxième secteur d’emplois en France après l’automobile. Il suffirait de seulement 2 ou 3 % d’importations en moins pour que cela crée des milliers d’emplois…

 

  • Le mot de la fin ?
Gildas : 1083 mérite vraiment de se développer car les produits sont bons et notre société a besoin d'être animée par des vertus telles que la coopération, la simplicité, la convivialité, la proximité, l’enthousiasme... Gérer la croissance rapide de l'entreprise tout en restant fidèle à ces valeurs sera un défi. Mais je suis confiant ;-)

 

Georges : Ouf, quelle joie de pouvoir booster un projet d'homme, un projet humain, un projet français, un projet de qualité ! Croyez moi chaque fois que je rencontre Thomas, j’ai l'impression de me retrouver 40 ans en arrière mais avec un être ordonné, pointu dans sa démarche, ancré dans ses convictions. Voilà ce que j'ai aimé et qui m'a naturellement poussé à vous aider, vous les participants de cette belle aventure…

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L'Obs, le 23 décembre 2015

Posté le Wednesday 25 May 2016 par thomas.

Dans l'obs du 23 décembre 2015, 50 personnalités présentent les 50 personnalités qui vont faire 2016, dont Thomas Huriez par Arnaud Montebourg.
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Les Echos we, le 19 décembre 2015

Posté le Friday 20 May 2016 par thomas.

Le quotidien Les Échos présente dans son édition WE, un article de Stéfano Lupieri consacré au jeans écologiques dans lequel notre démarche chez 1083 est très développée.
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Posté dans Presse

La vie en rouge :)

Posté le Friday 18 Sep 2015 par virginie.

Avec l’augmentation continue des effectifs - on est aujourd’hui 10 et bientôt 11 avec l’assistante - on se retrouve un peu à l’étroit dans la maison de famille de Thomas et Grégoire à Romans ! Pour faire face à l’afflux de commandes de ces derniers mois, les 140 m2 de stockage et 20 m2 de bureaux ne sont plus suffisants...

 

Après plusieurs semaines de recherche, nous avons trouvé un local de 900 m2 à quelques dizaines de mètres de chez nous… Ce bâtiment accueillera bientôt l’atelier de prototypage d’Aurélie et l’entrepôt de stockage dans lequel Yves préparera vos commandes. Cette "délocalisation" va nous permettre d'aménager de vrais bureaux au-dessus du magasin de Romans (yes !) et d'y voir un peu plus clair ;)

 

PlanMag
Pour aménager les rayonnages du nouveau local, il a d'abord fallu sélectionner un matériau ; le bois n’est malheureusement pas adapté à nos rayonnages. Par ailleurs, après le visionnage du film « Expédition 7ème continent », on a décidé depuis quelques semaines de supprimer progressivement le plastique… On ne peut pas raisonnablement utiliser un matériau qui met des milliers d’années à se dégrader alors même qu’il ne sert que quelques heures, jours, mois, ou années. Ni bois ni plastique… On a donc opté pour des étagères métalliques… rouges !!! Histoire de montrer, comme pour les machines à coudre de notre atelier, que l’industrie c’est cool :)

 

En plus d’être recyclables, nos étagères sont aussi locales :) Une fois de plus, nous avons privilégié un fournisseur à proximité. Diplex, fondée en 1974 à Moirans, à 60 kms de chez nous, est spécialisée dans les solutions de stockage de toutes tailles, du rayonnage léger pour les artisans à la plateforme longue portée pour les industriels. Parce qu’on aime plus que tout faire savoir les savoir-faire, surtout lorsqu’ils sont implantés près de chez nous et qu’ils permettent de préserver des emplois (43 pour Diplex!), je suis allée rendre visite à Stéphane Sauvage, président de la société, pour découvrir la chaîne de production de nos étagères le jour même de leur fabrication... La voici donc, résumée et en images :)

 

La matière première des poteaux est réceptionnée en rouleaux. Ces bobines mères, dites « bandes refendues », vont être recoupées à la dimension voulue pour la fabrication des montants verticaux des étagères. Une étiquette assure la traçabilité et permet de connaître l’origine de la matière en fonction de l’aciérie (française!) de laquelle elle provient.

 

DIPLEX 4
L’étape suivante est celle du profilage des poteaux : la bande d’acier est déroulée puis perforée par une presse mécanique avant de prendre sa forme finale. Le profil plat prend progressivement la forme d’un C.

 

DIPLEX 5
Les tablettes horizontales sont, elles, assemblées par des robots qui se chargent des soudures. Cette technologie permet au personnel de se consacrer à des tâches avec davantage de valeur ajoutée.

 

DIPLEX 3
Une fois les produits bruts finalisés (poteaux et tablettes), ils passent dans d’atelier mitoyen pour prendre leur aspect définitif. La chaîne du traitement de surface s’effectue en 4 étapes successives : le dégraissage, le séchage, la peinture en poudre (recyclée et sans métaux lourds !) et la cuisson à 200° pendant 20 minutes, ce que l’on appelle la polymérisation.

 

DIPLEX 8
Lorsque le process est terminé, les opérateurs reprennent la main pour décrocher les étagères et les palettiser. Les « rouges » de 1083 rejoignent ainsi leurs homologues jaunes, vertes ou bleues commandées par d’autres entreprises dans l’atelier de stockage :)

 

DIPLEX 9
Pour lancer l’expédition, il ne manque plus que les panneaux qui vont sur les tablettes. Ils sont généralement en plastique mais pour rester dans notre logique, on a préféré rallonger un peu le budget pour les choisir métallique afin que l'ensemble soit (le plus tard possible) facilement recyclable.

 

DIPLEX 10
Et pendant ce temps là à Romans… le courageux Yves bravait le froid - et les toiles d’araignées ;) - pour remettre en état les dalles du faux plafond avant que Gilles, un intervenant extérieur spécialisé, s’est chargé du nettoyage des sols.

 

Et ce lundi, (délai tenu !) nous avons reçu nos étagères. Il ne restait donc plus qu’à… les monter ! Yves, (encore lui ;)) a rapidement pris les choses en main, à partir du plan savamment élaboré par Luc ! Aidé de Grégoire, Thomas et même Solène, stagiaire de 3ème, la petite équipe a mis 2 jours pour donner vie à l’entrepôt…

 

MONTAGE
On va désormais profiter de la période des fêtes pour déménager le stock pendant que Charlotte et Aurélie continueront d’expédier vos commandes de t-shirts, jeans et chaussures !

 

Avec l’agrandissement des stocks et de l’atelier, la perspective des nouveaux bureaux et l’arrivée de machines pour vous faire découvrir les savoir-faire autour du tissage… on compte sur vous pour continuer de grandir ! Et grâce à vous, on voit la vie en rouge ;-)

 

Virginie

Posté dans 1083

Une affaire rondement bouclée !

Posté le Friday 11 Dec 2015 par virginie. Il y a 4 Commentaires

Après les jeans et les sneakers, le dernier né dans la famille 1083 est un accessoire pour le moins indispensable : la ceinture ! Déclinée sous différentes couleurs - noir, naturel, marron -, avec plusieurs formes de boucles - ovale, carrée, borne et carrond (un mélange de carré et de rond comme son nom l’indique ;-)), elle vient enrichir la gamme de nos produits entièrement Made In France :)

 

Le cuir de taureau qui compose la sangle, 100% naturel, est issu de la fabrication artisanale assurée par Tucker, à Sevrier en Haute-Savoie. Depuis 16 ans, Martine et Patrick travaillent dans le respect de l’environnement. Le tannage effectué sur le cuir est d’origine végétal et les résidus totalement biodégradables :)

 

Alors que nous avions la solution pour la sangle depuis 1 an, la recherche pour fabriquer nos boucles en France a été beaucoup plus difficile et nous a amené… à 2 km de chez nous ! Comme quoi on ne soupçonne pas tous ces savoir-faire qui existent encore en France :)
À l’origine de sa création en 1992, EAC Swimsource était spécialisée dans la fabrication de boucles de ceintures et chaussures, s’appuyant sur un savoir-faire précieux et reconnu. 10 ans plus tard, face au déclin de l’industrie de la chaussure à Romans, EAC est rachetée par Patrick Chouvet qui réoriente progressivement l’intégralité de sa production vers les bijoux et accessoires métalliques pour la lingerie.

 

À tel point que lorsque nous avons contacté l’entreprise pour fabriquer nos boucles de ceintures, notre proposition a surpris les dirigeants ! Malgré la hauteur du challenge incluant la remise en place de l’ensemble de la chaîne de production , le projet a tout de suite séduit quelques collaborateurs qui y ont vu l’occasion de renouer avec leur savoir-faire historique ! Notamment Marie, fille de l’ancien patron et designer, ou encore Laurent, le plus ancien employé avec ses 22 ans d’ancienneté. Une petite équipe projet s’est rapidement constituée pour reprendre les bonnes habitudes de l’époque !
EAC BLOG
Voici donc, en quelques étapes illustrées (et en exclusivité ;)), la chaîne de fabrication d’une boucle de ceinture 1083 :
  • EAC commence par recevoir les lingots de zamac - un alliage de zinc, d’aluminium, de magnésium et parfois de cuivre -, un métal facile à travailler.
  • Marie, responsable du bureau d’études, s’appuie sur les croquis réalisés par Luc, notre graphiste designer, pour finaliser les dessins des boucles sur informatique.
  • Laurent effectue le prototypage à partir du fichier 3D. Il obtient ainsi le premier « master » en laiton. Cette référence sert à fabriquer un moule pour produire les premiers échantillons. Ces derniers sont ensuite ébavurés en vue de la finalisation du moule et du lancement de la production. Cette étape est la plus chronophage car elle nécessite de nombreux réglages.
  • En fin de chaîne, Olivier se charge du polissage et de la galvanisation (traitement anti-corrosif) des pièces.
  • EAC PROD 2 EAC PROD 4 EAC PROD 5 EAC PROD 3 EAC PROD 6 EAC PROD 7
    Techniquement, plus la taille des pièces est importante, plus le risque de défauts d’aspect lors du moulage/démoulage augmente. En comparaison aux petits accessoires de lingerie, nos boucles de ceintures ont donc mobilisé tout le savoir-faire et l’expérience de l’équipe d’EAC.

     

    Au final, l’entreprise a produit 4 000 boucles de ceintures 1083 (500 dans chaque modèle)… Une goutte d’eau dans l’activité et le chiffre d’affaire de la société mais le début d’une « belle aventure » aux yeux du PDG, Patrick Chouvet. « Au départ, nous avons accepté cette collaboration pour faire plaisir aux anciens d’EAC. Finalement, nous avons découvert une autre façon de communiquer sur des valeurs que nous partageons comme le Made In France et la valorisation des savoir-faire. Aujourd’hui nos collaborateurs sont agréablement surpris de voir le produit final et de sentir l’engouement de la clientèle à travers les réseaux sociaux !  Moi-même je me suis rendu compte qu’il existait une autre manière, plus saine, de faire du business. »
    EAC 1
    De notre côté, après seulement quelques semaines de commercialisation, nous avons déjà vendu près de 200 ceintures ! À ce rythme, il ne faut pas qu’on tarde à plancher sur la prochaine production ;-) Et on invite bien sûr toutes les entreprises françaises qui voudraient relocaliser la fabrication de leurs boucles de ceintures à contacter EAC ;-)

     

    Virginie

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