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Cours express au studio photo pour le shooting de nos nouvelles sneakers !

Posté le Friday 27 Jul 2018 par Alice. Il y a 4 Commentaires

Dans l’univers de la mode, la photo, c’est le média par excellence. À travers la photo de mode, on capte une humeur, une ambiance, on s’immerge dans la marque qui met en scène son produit. Le vêtement s’incarne à travers la personne au centre de l’image, il prend vie. Ce n’est pas un hasard si on trouve quantité de photos de mode dans les magazines et autres blogs: on adore se plonger dans les histoires qu’elles racontent à leur manière. Et pour les plus pragmatiques, elles illustrent aussi comment porter un vêtement avec tel ou tel accessoire, telle autre pièce.

Pour 1083, Rafaële prend ces photos en extérieur : «Le top, c’est de faire le shooting tôt le matin, quand le soleil commence à se lever. C’est là que la lumière est la meilleure et qu’il y a le moins d’ombres. Les ciels d’hiver et d’été donnent un rendu très différent, car ils font changer la "température" de la photo. Pour les choix du lieu, on reste à une échelle très locale: c’est dans l’esprit de notre marque et on est plus efficace ainsi! On cherche des coins arborés, avec du caractère. Les mannequins sont le plus souvent des personnes de l’équipe, ce qui rend le moment convivial. C’est agréable de travailler en plein air plutôt qu’au bureau. La contrepartie, c’est qu’on doit faire face aux aléas extérieurs: promeneurs qui passent en arrière-plan, météo… En studio, on règle les flashs, et c’est parti, qu’il pleuve ou qu’il vente, à n’importe quelle heure de la journée !».

Parallèlement, dans la mode, il y a un autre type de photos moins glamour, portant tout aussi important : le plan produit, que Rafaële fait en studio. C’est ce type de photographies sur fond uni qui composent les pages des catalogues et des boutiques en ligne. Pour un achat à distance, impossible de toucher le produit pour lequel vous allez peut-être craquer... À l’instar d’une vitrine ou d’un rayon de magasin, le packshot va vous donner un aperçu fidèle de l’objet sous toutes les coutures. L’image doit donner une idée exacte de la forme du produit et de ses couleurs. Pas question de laisser place à la moindre surprise au moment où vous déballerez votre colis : votre paire de chaussures, vous devez l’avoir vue quasi « en vrai » avant de la recevoir ! Voilà pourquoi les photos doivent être prises avec méthode et précision.

Pour comprendre les enjeux d’une bonne photo produit, rien de tel que de partir d’une photo ratée ! En voici un bel exemple ci-dessous : lumière non uniforme, trop d’ombres, teintes pas vraiment nettes, angle peut représentatif de la chaussure, granularité du fond…

On passe donc à la pratique avec Rafaële, qui vient de déballer un exemplaire de chacune des nouvelles chaussures 1083, fraîchement arrivées de la production ! Pour commencer, petite phase de préparation des produits. Chaque saison, Rafaële réalise tous les plans produits des sneakers avec un pied droit de taille moyenne, en 39, avec des lacets croisés de la même manière. L’idée est d’uniformiser ce que vous verrez lorsque vous consulterez plusieurs modèles, pour que vous puissiez les comparer de la manière la plus pratique possible. La chaussure est rembourrée de papier et de mousse pour que son aspect soit similaire à son aspect une fois porté et pour que la languette soit bien visible.

C’est parti pour la mise en scène des sneakers. Rafaële en positionne une sur une table recouverte d’un fond blanc en papier. Le produit est ainsi présenté dans un environnement neutre, pour ne pas surcharger l’image. La pièce est sombre, ce qui va permettre, lorsque les flashs vont s’allumer, de créer une lumière adéquate pour retranscrire au mieux les couleurs. L’appareil photo est équipé d’un transmetteur pour mettre en route simultanément un flash central et deux boîtes à lumière, ou lightboxes, situées de part et d’autre. La boîte à lumière, c’est le matériel d’éclairage le plus utilisé en studio : il permet d’homogénéiser et d’adoucir la lumière grâce à des diffuseurs. Car si le flash restitue plus fidèlement les couleurs des sneakers que la lumière du jour, il a aussi tendance à produire une lumière trop brute. Or la lumière, c’est la clé d’une photo réussie !

Il faut ensuite procéder au réglage de chacun des flashs, à leur positionnement, et effectuer une série de tests assez… éblouissants ! L’intensité de la lumière doit éclairer les couleurs de la manière la plus juste possible, sans les assombrir ni au contraire les «brûler ».

À chaque essai, Rafaële vérifie le résultat sur écran. L’exercice s’avère plus difficile pour les chaussures à semelle blanche et à cuir intérieur blanc, car si la lumière est trop forte, les contours se fondent dans l’arrière-plan et on ne les discerne plus assez. À l’inverse, la sous-exposition a tendance à rendre le fond et la chaussure gris. Chaque modèle va être pris sous trois angles différents : de côté, de dessus et de ¾, pour présenter tous ses aspects.

Puis c’est le moment de la post-production : Rafaële retouche l’image pour faire les derniers ajustements de luminosité et recadrer le tout. Rendez-vous sur notre boutique en ligne pour voir le résultat avec nos 911 bleues et bourdeaux ! ;)

Posté dans 1083

Une journée avec Mariya, couturière chez 1083 !

Posté le Tuesday 15 May 2018 par Alice. Il y a 2 Commentaires


L’ambiance est studieuse dans l’espace confection de l’atelier. Tiên et Mariya sont chacune postées devant leur machine, les yeux rivés sur leur ouvrage. Elles font progressivement glisser le tissu sous l’aiguille qui s’abaisse de manière régulière. Les deux parties s’assemblent petit-à-petit jusqu’à former une jambe, puis une autre. Elles changent ensuite de machine pour passer à l'étape suivante : surpiqure, ourlets, points d’arrêts pour fixer les passants de la ceinture, poches, bouton... Voilà votre jeans réalisé sous vos yeux ! En tout, 13 machines différentes sont nécessaires pour aboutir au jeans 1083 que vous connaissez. Observer toutes ces étapes et la minutie dont font preuve les couturières fait changer de regard sur le pantalon qu’on enfile tous les jours…



Lorsqu’on rencontre Mariya, ce qui frappe, c’est d’abord sa vitalité, son sourire et puis son discret accent qui transforme les « u » en « ou »… Un indice sur son pays d’origine: l’Ukraine.


Comment es-tu devenue couturière?


Par hasard! Après le lycée, je ne savais pas ce que je voulais faire. J’ai croisé des copines qui faisaient une école de textile sur 3 ans et qui m’ont encouragée à les rejoindre. En Ukraine, le métier est très commun, ce n’est pas comme en France. Une fois que je me suis lancée, j’ai eu envie d’aller jusqu’au bout. J’ai travaillé dans des structures très variées: d’abord dans un atelier qui faisait du sur-mesure pour la création de prêt-à-porter de soirée et de robes de danses standards et latines, puis dans de grands ateliers de production. Là où j’habitais, il y avait beaucoup d’usines textiles. Étant donné le climat froid, on confectionnait principalement des vêtements d’hiver. J’ai fabriqué des manteaux, des vestes, des bonnets en fourrure… J’ai appris beaucoup de techniques. Le système est différent par rapport à ici: on travaille comme on veut et on est payé en fonction de la quantité produite. Comme j’étais motivée, je travaillais beaucoup et j’ai progressé rapidement. Plus tard, j’ai repris des études et je suis devenue comptable. C’est en arrivant en France que j’ai retrouvé mon métier initial!


De quelle façon perçois-tu l’absence de travailleurs textile en France, comparé à l’Ukraine?


Je trouve dommage que l’on se plaigne du manque de travail, alors qu’il pourrait y avoir tous ces métiers de production comme celui de couturier. Pour l’instant, ce sont des activités qui se sont perdues. Il faudra du temps pour former et des moyens pour motiver afin qu’elles puissent renaître. En général, les ateliers de confection sont plutôt agréables. Par contre, il n’est pas facile de travailler dans les usines : ce sont des environnements bruyants, peu lumineux… C’est important de repenser ces espaces pour qu’ils deviennent plus attirants. Être couturier est fréquent en Ukraine, mais ce n’est pas très prestigieux. Ces savoir-faire sont pourtant précieux, et il faut savoir les valoriser.


Être couturière, c’est comment?


C’est un métier où il faut être très patient. On reste toute la journée sur une machine et c’est assez répétitif, alors pour aimer ça, c’est important de trouver une motivation. Moi, ce qui me fait plaisir, c’est de voir le résultat. C’est de croiser quelqu’un dans la rue qui porte un jeans 1083 et de me dire : tiens, c’est peut-être moi qui l’ai fait!


À quoi ressemble ta journée type?


Charlotte nous transmet les commandes en fonction des demandes et des stocks. Lorsqu’on arrive, on doit par exemple faire X jeans 202 en telle taille. Avant, on découpait le tissu aux ciseaux. On a désormais un découpeur numérique qui apporte beaucoup plus de précision et évite le mal de dos! On prend la coupe et on monte les jeans. On fait des séries de 10 ou 20 jeans, en se partageant les tâches avec Tiên. On passe d'une machine à l'autre jusqu’à avoir fait les 34 étapes. Il faut 1 heure pour fabriquer 1 jeans, mais on essaye de gagner en efficacité. Nos équipements évoluent régulièrement, ce qui nous permet d’être plus rapides et plus précises. Ici, on peut dire que les produits sont différents de ceux fabriqués dans les usines. On fait des jeans de manière artisanale : chaque pièce est unique!



Qu’est-ce que ça représente pour toi de travailler chez 1083 ?


Les idées que porte 1083 m’ont tout de suite plu, notamment ce beau projet de faire revivre le site de Jourdan à Romans. Je trouve intéressant de faire partie de l’équipe 1083, parce qu’on en est encore au début: ça me plaît de voir à quelle vitesse l’entreprise se développe et je suis contente d’y participer. Je suis très curieuse de voir à quoi ressemblera 1083 dans quelques années. J’espère qu’elle sera devenue une grande référence dans le secteur du jeans!


Mariya retourne à son ouvrage… Le prochain à passer à la surpiqueuse, c’est peut-être votre jeans;)


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