Projet Jourdan : notre étude de Romans

Posté le Thursday 27 Jul 2017 par thomas

Comme citoyen et entrepreneur romanais, le renouveau de Romans m’importe au point de défendre le développement de 1083 en centre-ville, et de réfléchir à des propositions concrètes pour l’attractivité de notre territoire, donc de notre projet ! Plus nous définirons une stratégie claire et partagée, plus sa mise en oeuvre sera cohérente sur le long terme, au fur et à mesure des moyens financiers de notre ville. C’est aussi la seule démarche permettant de créer durablement les conditions de l’investissement privé, et d’offrir ainsi à notre agglomération un puissant effet de levier. Voici comme promis les propositions évoquées hier lors de la présentation de notre projet salle Charles Michels, et offertes à nos élus locaux dans notre dossier de candidature.

 

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À force d’investissements et d’initiatives en périphérie des villes, l’offre des centre-villes diminue, donc la fréquentation baisse, donc les investissements chutent, donc les centre-villes se meurent… c’est aussi simple que cela, mais ce n’est pas une fatalité car notre ville dispose objectivement d’atouts rares !

 

LES FORCES (liste non exhaustive) : - Le charme et la richesse patrimoniale du centre historique ; - L’image nationale (chaussure) rare pour une ville de 33000 habitants ; - Les nombreuses synergies locales (Romans Cuir, ERB) ; - L’accessibilité géographique (route et rail) ; - La locomotive Marques Avenue ; - Le foncier disponible et abordable pour des investisseurs ; - Le Musée de la Chaussure ; - L’histoire industrielle et commerçante ; - La créativité (culturelle, associative, entrepreneuriale) ; - L’Isère.

 

LES FAIBLESSES (liste non exhaustive) : - Le bas de la ville s’appauvrit de commerces tandis que le haut de la ville se tertiairise ; - Pas de lien entre le bas et le haut de la ville, ni avec Marques Avenue ; - Le centre historique n’est pas conçu et adapté pour les voitures ; - La place Jean Jaurès a bien plus de potentiel qu’un simple parking ; - Aucun point de vue sur le Vercors ni sur la ville pour les visiteurs ; - Pas d’offre suffisamment puissante pour aspirer les visiteurs de Marques Avenue ; - Le déplacement de l’offre en périphérie (parc Saint-Paul, piscine Diabolo, …) ; - Pas de lieu de rendez-vous spontané, populaire et fraternel, où les romanais se retrouveraient si la France devenait championne de monde de foot par exemple ; - L’enclavement du Musée de la Chaussure.

 

 

1/ L’analyse de l’existant et les premières actions possibles

Il ne s’agit pas ici de rêver, mais de construire. Une ville se développe toujours par capillarité, de manière concentrique. Plus on concentrera notre périmètre d’action, plus notre démarche sera techniquement et financièrement réaliste. Il convient donc de fuir le saupoudrage et de trouver l’ossature sur laquelle concentrer la redynamisation de Romans. Pour redynamiser notre territoire par le tronc et non par les branches, prenons un peu d’altitude… pas trop car on risquerait alors de réaliser qu’il serait en fait opportun de penser les villes de Romans et de Bourg-de-Péage comme un seul bassin de vie, afin d’apporter une réponse globale aux enjeux partagés de "notre" 2 villes…

 

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Mais tenons-nous en aux barrières administratives de Romans puisque c’est ainsi. Il est très intéressant de constater que tous les points attractifs (en vert) et potentiels (en bleu) de Romans tournent autour d’une ossature qui existe déjà et qu’il suffit de révéler pour que les visiteurs la découvrent : grâce à de la communication, de la signalétique, du marquage au sol, et/ou tout simplement un nom (la boucle, la ronde, la promenade, le O de Romans, vos idées ?).

 

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Cette ossature parcourt le boulevard Jean-Jaurès, descend la côte des Cordeliers, longe l’Isère et/ou la rue Saint-Nicolas, et remonte la côte de la Garenne au coeur du projet Gar’is. De plus, Romans a la chance d’être une ville à taille humaine : il faut moins de 15 minutes pour aller à pied d’un point à l’autre de la boucle, ce qui est agréable pour un visiteur. Tout est donc déjà réuni pour formaliser l’offre actuelle de notre ville (musée de la chaussure, centre historique, berges de l'Isère), avec une démarche cohérente et emblématique. Voici quelques exemples d'actions de communication abordables dont nous pourrions nous inspirer :

 

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Le tracé au sol du voyage à Nantes
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Une initiative emblématique d'artistes et commerçants nantais
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Le métro de Londres indique le temps qu'il faut pour relier chaque station à pieds

 

 

2/ Le parking boulevard Voltaire

Si notre projet 1083 est retenu sur le tènement Jourdan, nous enrichirons l’offre du centre-ville et les 2/3 ans de travaux donneront l’opportunité de réfléchir au stationnement à Romans. Les principaux flux d’accès en voitures à Romans viennent de l’Est, du Sud, et de l’Ouest. L’organisation du centre historique n’étant pas conçue et adaptée pour les voitures, la majorité du stationnement s’effectue aujourd’hui en haut de la ville, place Jean Jaurès. Non seulement on enferme cette place dans un rôle de parking (ni agréable ni accueillant… imaginons un instant la place Bellecour à Lyon en parking ?), mais en plus ce stationnement trop haut nuit à la vie du bas de la ville qui n’a pas d’accès aisé en voiture.

 

Cette réflexion autour du tènement Jourdan offre donc une magnifique chance de rééquilibrer la ville et de créer un parking en déplaçant les actuels terrains de sport et la vétuste piscine du Triboulet (sur un autre site ou en étage). Ce nouveau parking situé entre le haut et le bas de la ville : - est directement connecté à notre ossature piétonne ; - est accessible des entrées Sud et Est en voiture ; - désenclave d’un coup le Musée de la Chaussure ; - offre à Fanal et au centre historique une nouvelle accessibilité en 5 minutes à pieds (400m seulement !) ; - dynamisera la rue Saint-Nicolas qui est l’une de nos rues au plus fort potentiel commercial (charme, accessibilité, rôle de connexion) ; - et permettra plus tard de réinventer la place Jean Jaurès avec une vraie valeur ajoutée.

 

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Pour résumer, ce parking et cette boucle feront le désenclavement immédiat du Musée de la Chaussure, le renouveau économique progressif du bas de la ville, et le charme à venir de la place Jean Jaurès.

 

 

3/ La place Jean Jaurés

Une fois le stationnement partiellement recentré, la rénovation de la place Jean Jaurès deviendra une priorité politique pour répondre aux enjeux suivants : - faire le lien entre la ville et Marques Avenue ; - offrir un espace de détente qui n’existe aujourd’hui pas à Romans ; - créer un lieu de rendez-vous spontané et populaire qui n’existe aujourd’hui pas à Romans ; - créer un point de vue sur le Vercors et sur la ville qui n’existe aujourd’hui pas à Romans ; - faire de Romans une ville emblématique, incontournable.

 

Pour y répondre en partie, une première idée est de profiter des nouveaux aménagements place Jean Jaurés pour que les lettres ROMANS soient visibles du ciel… ou plutôt de nos applications GPS sur nos smartphones ! En effet à partir de l’aménagement, des couleurs au sol, des formes de nouveaux bâtiments, et/ou des végétaux, qu’est-ce qui nous empêche d’offrir une lecture ludique et innovante de notre ville ?

 

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Par ailleurs une idée complémentaire et très emblématique serait d’installer une chaussure conceptuelle (c'est à dire partiellement suggérée pour limiter le coût par exemple), de 20/30 mètres de haut, que les visiteurs de Marques Avenue verront évidemment, et en haut de laquelle ils souhaiteront profiter d’une magnifique vue sur le Vercors et sur l'Isère, uniquement connue aujourd’hui des habitants des immeubles déjà présents !

 

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La plus grande chaussure du monde est une église à Taïwan mesurant 17 mètres de haut

 

 

4/ Et ensuite ?

Quels que soient les moyens financiers et les priorités politiques, la cohérence du développement de Romans est assurée par cette ossature. Toutes les évolutions futures de Romans l'enrichiront donc, comme : - la transformation de Fanal en retraitant sa façade de manière contemporaine et audacieuse ? - la rénovation du musée de la chaussure ? - la transformation de la place de la Presle et réouverture de la Savasse ? - le développement d’une activité dans l’ancien Intermarché place Jean Jaurés ? - l'aménagement du chemin des Bœufs en balade le long de l’Isère ? - la rénovation des stations du Grand Voyage ? - etc.

 

C’est en définissant collectivement une vision claire et partagée de l’avenir de Romans que nous offrirons aux investisseurs une visibilité indispensable à leurs futurs projets. Les échanges de ces prochaines semaines nous donneront la valeur de cette étude... gratuite !

 

Thomas Huriez

Posté dans 1083 Atelier1083

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